L'histoire de l'homosexualité est aussi vieille que celle de l'humanité et est une constante universelle. Seule l'attitude de la société envers lui a pu changer.
L'amour male a toujours fait partie du tissu social et religieux. Les peuples de par le monde ont compris et fait une place à la vulnérabilité des hommes à la beauté des autres hommes. Ils acceptèrent le fait que, mariés ou non, les hommes tombent amoureux d'hommes et de jeunes hommes, rêvent d'eux, écrivent sur eux, se battent pour eux, et les emmènent dans leur lit.
Dans la Grèce classique, l'amour entre hommes était de bien des façons analogue aux mariages de l'époque, considéré comme aussi important dans la vie des individus et consacré par la mythologie grecque. C'était la pierre angulaire d'une tradition culturelle qui, il y a 2 500 ans, suscita l'éveil de la démocratie, du théâtre, de la philosophie, des mathématiques, de l'histoire etc.
Au Japon, les apprentis samouraïs formaient un couple avec de plus vieux guerriers, pour être entraînés dans les arts de la guerre et de l'amour, et même le Shogun disposait - en plus de ses concubines - de nombreux garçons. Dans les pays musulmans, de célèbres poètes iraniens et arabes comme Hafiz de Shiraz et Abou Nawas louèrent et pestèrent contre les charmes des garçons (qu'ils abreuvaient parfois de vin pour les séduire). Les saints Soufis de l'Inde à la Turquie cherchaient à trouver Allah en contemplant la beauté des jeunes gens imberbes. Les conteurs enchâssèrent des contes de l'amour mâle dans Les Mille et Une Nuits. Les mollahs et les censeurs s'insurgèrent contre l'amour mâle, mais des hommes de tous milieux, des califes aux porteurs, s'en délectèrent, et tous attendaient avec impatience d'être servis par d' "éternels jeunes gens beaux comme des perles", une fois au paradis. En Amérique du Nord et en Sibérie, les traditions chamanistes remontant à l'âge de pierre reconnaissaient les pouvoirs spirituels particuliers de ces hommes et femmes attirés par les amours du même sexe, comme on peut encore le voir dans la tradition amérindienne Two-Spirit (Deux-Esprits), qui a survécu jusqu'à ce jour. Dans l'Occident pré-moderne, l'amour mâle survivait principalement dans la clandestinité, et n'était visible que lorsque des amants avaient la malchance de se faire prendre, ou quand des artistes assez courageux pour se moquer des conventions y faisaient allusion. Beaucoup d'écrivains, de musiciens, de peintres et de poètes l'ont dépeint, mais toujours sous forme cachée : Michel-Ange, Shakespeare, Blake, Whitman... La liste de sommités, d'artistes, d'hommes d'états, d'ecclésiastiques, de chevaliers et de valets qui sentirent l'appel de l'amour mâle - seul, ou en compagnie de l'amour des femmes - est sans fin. Le grand mensonge qui veut que l'amour du même sexe soit "contre nature," une fiction qui est en contradiction flagrante à la fois avec la biologie et l'histoire, dépend de la censure pour sa survie. Les documents recueillis ici Ils témoignent du fait que l'amour mâle est indomptable. Même interdit, il a prévalu contre les lapidations, les bûchers, les lobotomies, l'homophobie des cours d'écoles, les gibets et les geôles. Et là où il fut accepté, il s'est ouvertement épanoui pour conduire aux plus grandes réalisations de l'esprit Source : http://www.androphile.org/gay_france.html |